Le lundi 16 février nous sommes allés assister à la représentation d'Antigone produite par les comédiens de la porte des Lilas.
La pièce a commencé dès l'entrée de tout les spectateurs, avec comme seul acteur en vue François Lys, metteur en scène de cette pièce. Il a débuté en faisant tirer des cartes à
quelques spectateurs et en en désignant quelques uns comme étant des personnages de la pièce. Soudain, il choisit une personne du public, qui refuse de venir jouer le rôle qui lui était attribué.
Il lui laisse donc le texte à lire en lui faisant plusieurs reproches. Puis peu à peu, la spectatrice rentre dans le rôle du personnage, et commence à jouer : cette personne était enfait la
deuxième actrice aux cotés de François Lys.
Ils ont jouer la pièce à deux, en s'échangeant les rôles et en coupant quelques scènes pour ne garder que celle vraiment utiles à la compréhension de l'histoire. Les rôles étaient
identifiés grâce à des accessoires, ce qui nous permettait de bien repérer les personnages jouer sans vraiment réflechir.
Cette mise en scène a réussir à conquérir tout les élèves et professeurs présents à la représentation pendant 2h, sans nous perdre un seul instant. Bravo et bonne continuation à eux
!
Le 12 mai, par une journée radieuse, toute la classe de 1ère S3 a choisi d’aller s’enfermer dans une immense salle sombre au lieu de profiter pleinement du soleil ! Pourquoi un
tel comportement ? Les jeunes d’aujourd’hui seraient-ils devenus attirés par la nuit au point de ne plus supporter la lumière ? Pas du tout ! Ce lieu n’est autre que la salle
Grassegert de Wittelsheim dans laquelle les élèves allaient assister à une représentation du Malade imaginaire de Molière par la Compagnie J.
Bachelier de Strasbourg.
Arrivés dans la salle, les élèves eurent la surprise de retrouver le personnage d’Argan, qu’ils connaissaient bien, dans son lit, seul, trop occupé pour remarquer le flot d’élèves se répartissant
tant bien que mal sur les sièges. Une fois tous les spectateurs installés, Argan continue son activité, qui se révèle être la vérification de ses comptes et de ses dus envers son médecin et son
apothicaire…Ainsi commence-t-il sa tirade si familière : « Trois et deux font cinq… » Et ouvre véritablement la pièce.
Le personnage d’Argan est particulièrement bien interprété dans cette pièce, de son ridicule bonnet de nuit qu’il ne quitte jamais jusqu'à sa voix nasillarde et désagréable, due probablement a
son impression de maladie, en passant par les remarque puériles et son comportement d’enfant capricieux quand vient Béline. Il fait rire par ce ridicule et aussi, par un comique plus cru, relatif
au « bas corporel » comme l’évoquent la tache non identifiée sur ses draps et les bruitages significatifs lors de ses excursions aux toilettes.
Mais il ne s’agit pas que d’Argan : tous les personnages que nous ne connaissions qu’à travers l’œuvre écrite de Molière prennent vie. On voit ainsi Toinette, la servante d’Argan le rabrouer
avec une énergie et une vigueur qui contraste avec l’état pitoyable du malade, les Diafoirus se couvrir de ridicule aux yeux des spectateurs : le père par son discours illogique, le fils, à
la fois par ses répliques apprises par cœur mais aussi par son comportement stupide voire bestial quand vient l’éloge fait par son père. Enfin, le personnage de Béralde apparaît ici comme un
bon vivant, et sa flûte de champagne ne le quitte pas.
Cependant, si les caractères de ces différents protagonistes nous semblent familiers, d’autres pouvaient sembler plus ambigus sur le papier et sont ici clairement expliqués. Ainsi, si les
sentiments de Béline envers Argan ne faisaient aucun doute, le metteur en scène choisit ici de montrer au public une liaison entre Béline et monsieur de Bonnefoy, le notaire. Cette relation est
mise à nu par un astucieux jeu de scène, l’avant représentant la maison d’Argan et derrière, une ouverture partielle du rideau laisse voir le décor de la rue, où nos deux amants ne se privent
plus de retenue en l’absence du malade.
Ce même décor voit se jouer les intermèdes entre chaque acte, intermèdes conservés par le metteur en scène, ce qui n’est pas toujours le cas dans les interprétations du malade
imaginaire. Ce choix intéressant permet une approche plus fidèle à l’œuvre, bien que quelques modifications aient été apportées. On peut donc voir Polichinelle donner la sérénade à Toinette,
des danseurs distraire Argan et surtout, l’ordination d’Argan, passant de malade à médecin.
Ainsi, par une mise en scène originale, cette interprétation du Malade imaginaire permet de concilier à la fois décor et costumes proches de notre
époque avec un comique qui devait être similaire à celui de la première représentation de cette pièce, par la troupe de Molière. C’est, à mon avis, un spectacle à voir au moins une fois, et qui
valait bien la peine de s’enfermer quelques heures dans une vaste pièce sombre.
Ma classe, la 1S3 et quelques autres
sommes allés voir ce Mardi 09 mai 2009 une représentation théâtrale du Malade Imaginaire par la compagnie Jacques Bachelier de Strasbourg, à Wittelsheim. Après une certaine attente en raison du
retard des élèves de Wittenheim, la pièce a enfin débuté.
Cette dernière était relativement fidèle à
la pièce écrite. On remarque tout de même une mise en scène moderne, relativement différente des extraits que nous avions pu voir auparavant. Le fait que l’extérieur de la maison, représenté en
arrière plan de la scène, soit visible aux spectateurs leur permettait de suivre l’intégralité des actions des personnages. Dans cette mise en scène, on remarque également que les
personnages sont très caricaturés. Par exemple Argan par son aspect sale, enfantin et capricieux : il porte un bonnet d’âne qui souligne son caractère enfantin et capricieux, sa femme
l’appelle toujours « mon fils », ses draps sont très sales, et des bruitages sont mis en place lorsqu’il va aux toilettes. Thomas Diafoirus lui aussi est ridiculisé à l’extrême,
on insiste particulièrement sur son aspect de médecin fou, par ses grands discours ou son comportement bestial. Le notaire, qui en fait est l’amant de Béline, porte lui aussi un costume ridicule,
à l’opposé de Cléante qui lui apparaît bien comme un jeune homme élégant. Dans cette mise en scène, on peut donc bien dire que les costumes sont vraiment employés pour définir le caractère des
personnages.
En somme, cette mise en scène
plus moderne que celles vues auparavant aura été très plaisante.
Le père Ubu est un capitaine des Dragons, au service du roi de Pologne, Venceslas. Sur les conseils de sa femme, il le trahit et usurpe son trône avec l’aide de
Bordure, le capitaine des gardes. Au cours d’une parade, il assassine Venceslas et deux de ses fils, Boleslas et Ladislas, sont tués par le père Ubu et ses compagnons, le dernier, Bougrelas,
s'enfuit avec la reine qui meurt peu après dans les montagnes. Après ce coup d’Etat, il se transforme en un être avide de pouvoir et de richesses, qui massacre tout le monde sur son passage sans
vraiment y voir de mal. De plus il n’hésite pas à rançonner des paysans et finit par en massacrer car ils résistaient, ce qui entraîne forcément une révolte de leur part. Ne songeant qu’à
s’enrichir, il multiplie les exactions avec une énergie qui finit par effrayer la mère Ubu elle-même : il double les taxes et les encaisse lui-même, et tue tous les nobles pour s’approprier
leurs biens. Il est un Roi, et un Roi a tous les droits. Après cela il fait mettre Bordure en prison au lieu de le nommer duc de Lituanie comme promis. Pour se venger Bordure s’échappe et va
chercher de l’aide au près du tsar Alexis afin d’envahir la Pologne pour rétablir Bougrelas. Lorsque la nouvelle arrive à Varsovie, la Mère Ubu et tous les conseillers obligent le Père Ubu à
partir en guerre. La mère Ubu reçoit la régence et en profite pour essayer de s’emparer du trésor royal, mais est chassée par une révolte menée par Bougrelas. Pendant ce temps Père Ubu livre une
bataille et suite a sa défaite il va se réfugier dans une caverne de Lituanie habitée par un ours. La mère Ubu se rend dans cette caverne et ils sont découverts par Bougrelas qui les attaque, ils
sont sauvés par les compagnons d’Ubu revenu avec des renforts. Après cela, Père et Mère Ubu Ubu embarquent pour la France où le Père Ubu envisage de se faire «nommer Maître des
Finances.»
Je vous conseille de lire cette pièce, Ubu Roi d’Alfred Jarry car elle présente de nombreux intérêts et se lit
très facilement : c’est une pièce très courte et qui plus est écrite dans un langage accessible à tous. En effet cette pièce présente 2 grands intérêts : son aspect comique la rend
plaisante et elle apporte également une réflexion sur le pouvoir et sur l’ambition de l’homme.
Commençons par l’aspect comique qui se matérialise de deux manières. D’abord ce sont les personnages qui ont un aspect comique : « père Ubu »,
« mère Ubu » cela les décrédibilise aux yeux du lecteur. Ils sont encore ridiculisés par leurs actes ou leurs pensées, comme lorsque père Ubu désire devenir roi de Pologne pour pouvoir
manger tous les jours telle ou telle nourriture. Le comique se matérialise également a travers l’intervention de personnages assez… « bizarre » : l’ours que le père Ubu doit affronter
par exemple.
Voyons à présent que cette pièce a également une visée politique ou que du moins elle propose une réflexion sur le pouvoir. En effet, la pièce de Jarry tourne en
dérision ses personnages principaux, le père Ubu notamment qui est présenté comme un homme ambitieux et voulant le pouvoir d’un roi mais il est immédiatement ridiculisé ce qui montre bien la
critique que l’auteur.
Ce sont là au moins deux bonnes raisons de découvrir cette pièce, une comédie qui pousse à l’extrême tous les mécanismes du rire qu’on trouve déjà chez
Molière.
Suite à notre étude de
la pièce de théâtre, Le Malade Imaginaire de Molière, ma classe, la 1S3 ainsi que la 1STI et une classe de seconde, sommes allés voir une
représentation de cette pièce interprétée par la compagnie Jacques Bachelier de Strasbourg.
Cette interprétation
fut très intéressante, car elle est différente de celles dont nous avions vu quelques extraits. La mise en scène est moderne, le prologue a été enlevé car il faisait l’éloge du roi, mais d’autres
intermèdes sont conservés et en cela elle reste fidèle à l’esprit de Molière. Les costumes ainsi que la mise en scène dévoilent ce qui est seulement allusif dans la pièce comme, par exemple,
les sorties aux toilettes d’Argan, le notaire qui est l’amant de Béline. Les costumes sont tous porteurs de sens. Par exemple, Argan a un bonnet
ressemblant à un bonnet d’âne ce qui montre le ridicule et un personnage enfantin et capricieux, la mise en scène ne lui laisse à aucun moment la chance d’apparaître comme un héros, tout comme
pour Thomas Diafoirus qui est montré de façon ridicule et bestiale à l’opposition de Cléante qui lui est élégant. Tous les personnages sont ici
caricaturés à l’extrême. La mise en scène a aussi choisi de rajouter certains personnages muets, comme une assistante du médecin M. Fleurant.
Cette mise en scène
bien différente de toutes celles que nous avions pu voir ou même interpréter pour certains, est intéressante et plaisante, plus moderne aussi.
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